Alain Brissiaud

Fondu dans la lumière

comme une ombre portée au-devant

s’enchevêtre

 

à l’heure noire ce peu de toi

efface ma paupière

dans l’éblouissement

des peurs

cet éboulis

qui roule au gré de tes paroles

 

dès-lors

 

force la nuit

d’accepter

ton mirage

**

Restera ton geste lentement composé

pour effrayer nos peurs

est-ce un rêve

ce court moment ta main

par-dessus la violence du soir

 

tu t’abrites du vent comme une ombre

s’agite

me diras-tu d’où vient cette plainte

osée parmi les arbres

tandis que tu couronnes

mon désarroi

 

nos gestes nos paroles s’épuisent

de travers

je cueille en toi l’aube

qui me rendra vivant

 

essoufflé

 

 

 

  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-youtube

© 2023 by EDUARD MILLER. Proudly created with Wix.com

Abonnement pour le site (newsletters, textes, suivi...)

ISSN : 2425-5947    

Découvrez le petit journal du FPM en piquant sur le taureau!

En affinité
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now