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Georges Thiéry

25/02/2016

Sourd est le jour, sourde est la nuit, sourdes sont mes anciennes compagnes, sourds sont les drôles lorsque tournant sous la lumière crue d'un printemps renaissant reviennent les sensations terriennes surplombant les abîmes, ces contusions nées de la fracture, d'une ligne de séparation entre l'être aimé et ma part entière, puis la terreur le néant, puis les sifflements puis tout se détourne je parfais l'amour en des rêves où la part maudite bruisse le long du parcours, où la part condamnable est recherchée où la part ancienne est niée, je viens de ces endroits où l'on moque constamment où l'on pointe du doigt, ces endroits où l'on kidnappe dans des salles à sas pour des périodes indéterminées, ces endroits où l'on marque au fer rouge la souffrance ces endroits où l'on salit la finesse de l'intégrité ces endroits où l'on m'enterre, cet endroit fait gonfler ma haine noircir ma psyché à vomir la bile les jours inquiets à jaunir les murs et la cavité interne à maudire ces tarés à fuir les lignes d'un jour ignoble à gagner l'infortune somptueuse un jour à craquer les dernières peines dans des remises sales à fuir ces hordes sales qui ecchymose encore de leurs persiflements à tracer les repères dans la quiétude alliée en environnement où se perdent mes repères, laisser racer ces gens, les laisser tracer leurs ambitions boursouflées de vice à éviter les damnations mémorielles que je garde au creux de la rancœur qui charge encore mon cœur au dernier bastion d'un jour où dégage l'ennemi sur la trace l'envoyeur perd, le père qui vocifère jette ses torts au visage de l'enfant encore et encore je me tords, ces gens de rien qui blessent à trop paraître les derniers à exhiber le fruit volé de leur ambitions sottes à voler ma peur lorsque la paranoïa brise mes rêves chaque nuit où l'horreur des ténèbres laisse sa trace où la perpendicularité s 'efface, un endroit où tout est chéri jusqu'au fond de mon lit lorsque je m'ennuie un repère solitaire plus rien n'est sale sinon le paraître de ma crispation si profonde que s'éteignent les lumières de ma geôle et les craquements me tiennent en éveil, lorsque bouleversé je crie encore dans un sommeil blanc comme le cachet que je pose sur ma langue puis un dernier regard et tout crie encore je tue ces cauchemars pour que plus jamais je ne m'enfuie que la dernière horreur se lise que la dernière tension toujours cette présence douloureuse puis j'aime malgré la haine la solitude je tiens en mon cœur ces riens de sourire qui éteignent ma terreur qui éteignent mon règne dans le sombre du soir et la beauté mystérieuse d'un parcours que je tiens autour et pour toujours une lumière fixée à l'intérieur comme seul fruit de mon labeur.

 

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ISSN : 2425-5947    

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