Regards

d'

art

sur

Hypolite

Jean-Claude Goiri

Par

 

Les draps, cette peau de nuit dans laquelle on transpire nos cauchemars, dans laquelle on vit nos rêves de l’ancestral au futuriste, ces draps vers lesquels on retourne chaque soir pour s’y retourner, s’y étirer, s’y ébattre, y lire ou y dormir, et bien sûr, y faire l’amour.

 

Une fois leur courte vie consommée, Hypolite les peint, révélant les reliefs de ce pays des êtres étirés. Ainsi, ces êtres de l’étirement ne sont que sens et geste, essence du geste de peindre, de raconter que même les peaux mortes ont un avenir. Dans chaque drap, il y a mille bouches qui fuient la fin d’un monde qu’on ne vit pas et que pourtant l’on entend. Il y a ces hommes et ces presqu’hommes/presqu’ils qui s’entremêlent les pinceaux.

 

Hypolite guette, et trace, au-delà de ses draps, ces mille autres langues que personne ne parle quand elle n’y est plus.

 

 

Jean-Claude Goiri

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