Louis Raoul

Celui qui parle par notre voix

Se montre de temps à autre

Comme cette ombre de midi

Si proche de nous

Passe un nuage

Et nous voilà seuls

Mais il reste cette voix

Pour commenter l’évènement.

Assis sur un banc

Et ce reflet

Sur la porte vitrée

Du café d’en face

Alors

On traverse la rue

Sans un geste

On transpose

Cette sensation d’être

Sur lui

Et à chaque fois

Que s’ouvre la porte

On revient sur le banc

C’est la soif des autres

Qui nous fait hésiter

Entre lui et nous.