Valère Kaletka

Parfait

 

 

Un silence

Comme un champ de poudreuse

Epargné par les hommes-flèches

A fuseaux phosphorants

 

Un silence ému

Comme une pucelle à frange

Oubliée par la furie génésique

Des barbares

 

Un silence conscient

De son privilège

Nuage de mie blanche

Encore tiédi par l’oracle

 

Silence mousseux

Tel le champagne

Que l’on désarticule

Bulle après bulle

 

Un silence de cloître

Toutes nonnes nues

Et chambrées à rebours

 

Ne reste plus

Qu’à me taire

Et tout sera

Parfait